19 mai 2008

Une nouvelle analyse d’une étude avec des rats nourris
d’un maïs génétiquement modifié révèle des signes de
toxicité hépatorénale

Traduction en français assurée par les auteurs- février 2007.
Gilles-Eric Séralini, Dominique Cellier, Joël Spiroux de Vendomois

Résumé
L’évaluation du risque sur la santé des organismes génétiquement modifiés (OGM) cultivés pour l’alimentation humaine et animale fait débat à travers le monde, et très peu de données ont été publiées sur des études toxicologiques à moyen et long terme avec des mammifères. Une de ces études réalisée sous la responsabilité de la Compagnie Monsanto avec un maïs transgénique MON 863 a fait l’objet de questions de la part d’experts de comités d’autorisations en Europe, où il a été finalement approuvé en 2005. Cela a nécessité une nouvelle évaluation des résultats de pathologie rénale, et cela demeure l’objet de controverses. Une action en Cour d’Appel à Münster en Allemagne a permis au public d’accéder en juin 2005 à toutes les données brutes de cette étude de nutrition de rats durant 90 jours. Nous avons ré-analysé ces données de façon indépendante. Des statistiques appropriées ont été ajoutées, comme une analyse multivariée des courbes de croissance, et
pour les paramètres biochimiques des comparaisons entre les rats traités aux OGM et les témoins nourris avec un régime normal équivalent, et encore séparément entre les rats traités aux OGM et d’autres groupes « références » nourris avec six régimes de différentes compositions. Nous observons que la consommation des rats nourris au MON 863 a provoqué de légères variations de croissance significatives, différentes selon la dose et le sexe. Il y a une diminution de 3,3% du poids pour les mâles et une augmentation de 3,7%
pour les femelles. Les mesures chimiques révèlent des signes de toxicité hépatorénale, marqués également par des sensibilités différentes chez les mâles et les femelles. Les triglycérides sanguins augmentent de 24 à 40% chez les femelles (soit à la semaine 14 pour la dose de 11% d’OGM ou à la semaine 5, pour la dose de 33%, respectivement) ; les excrétions urinaires de phosphore et de sodium diminuent chez les mâles de 31 à 35% (semaine 14, dose 33%) pour les résultats les plus importants significativement reliés au traitement OGM en comparaison des 7 régimes testés. Des expériences plus longues seront essentielles pour indiquer la nature réelle et l’étendue de ces possibles pathologies ; avec les données présentes, il ne peut pas être conclu que le maïs transgénique MON 863 est un produit sain.

Pour lire la totalité de l'analyse, télécharger le pdf

Posté par jacquesmaret à 22:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires sur Une nouvelle analyse d’une étude avec des rats

Nouveau commentaire